La concertation préalable du public s'est achevée le 13 juillet 2017. Les contributions apportées par le public permettront d'ajuster le S3REnR Hauts-de-France avant de le remettre au préfet de région

  Contributions :

Date : 22/06/2017

Maire de la commune de Chouy (02), siège d'un poste source, je viens de parcourir le site RTE concernant l'avis de concertation préalable (Région Hauts de France).
Ayant lu le nom de "Chouy" dans ce dossier, mais n'ayant vu aucune précision sur les travaux ou aménagements à réaliser sur notre territoire, je me permets de vous envoyer ce mail afin que vous puissiez m'indiquer ce qui peut-être envisagé ou est programmé à long ou moyen terme autour de ce poste.
Notre commune demeure une commune rurale, il est donc important qu'une concertation avec les acteurs locaux puisse se mettre en place.
Réponse RTE : Pour faire suite à votre demande d'information que vous avez adressée à M. Féry, je vous prie de trouver ci-après des éléments de réponse à vos interrogations.

Le S3REnR (schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables) définit des principes d'aménagements à prévoir sur les réseaux électriques pour accueillir les EnR.
En ce qui concerne le poste source(*) situé sur votre commune de Chouy, il présente dès aujourd'hui une capacité disponible sans travaux de l'ordre de 10 MW.
Cela signifie que jusqu'à concurrence d'une puissance de 10 MW de projets d'installation de production d'énergies renouvelables (EnR), il n'y aura pas de travaux à prévoir dans le poste de Chouy du côté réseau électrique de transport d'électricité. Par contre les raccordements en moyenne tension de ces nouvelles productions d'EnR peuvent induire des travaux de liaisons souterraines entre le poste source de Chouy et les lieux d'installation de ces nouveaux projets de production d'EnR.
Pour toute information complémentaire, je vous invite à vous reporter aux pages 64, 68, 108 du dossier technique S3REnR Hauts-de-France (onglet 5) sur le site internet www.rte-france.com.

Je vous informe également que conformément aux dispositions du code de l'environnement (Article L121-16-1), vos observations ou propositions seront publiées sur le site dédié à la concertation que vous trouverez sur le site internet de RTE www.rte-france.com.

(*) Poste source : poste électrique alimentant le réseau moyenne tension de distribution. Autrement dit, ce sont des postes électriques qui, en abaissant la haute et très haute tension en moyenne ou basse tension, permettent à l'électricité de passer du réseau de transport au réseau de distribution, ou inversement, d'évacuer de la production raccordée en moyenne tension vers le réseau haute ou très haute tension, afin qu'elle soit acheminée vers les zones de consommation.

Date : 21/06/2017

Bonjour,
J'ai parcouru rapidement les questions posées à RTE dans le cadre de cette consultation et les éventuelles réponses. Il est dommage que cette tribune pour certains l'occasion de se défouler (en particulier les anti-éolien). Cela ne fait pas avancer le dossier. J'aurais souhaité trouver par exemple une carte des projets d'implantation des nouvelles installations (lignes électriques, transformateurs, travaux sur les postes sources, etc.) afin de pouvoir juger de leur impact localement.
Quel est le coût supplémentaire pour une ligne enterrée, par rapport à l'aérien ? Qui paie la différence ?
Peut-être qu'une information objective sur les différentes formes de production de l'électricité permettrait à chacun de se faire une meilleure idée des possibilités dans ce domaine (à court et plus long terme : puisqu'il nous faut absolument réduire les émissions de gaz à effet de serre, les microparticules dans l'atmosphère et gérer l'élimination des déchets radioactifs !).
Réponse RTE : Vous pouvez trouver la carte des projets des créations et renforcements de postes et lignes électriques sur le site internet de RTE à l'onglet 5.
Comme vous l'avez peut être constaté, le projet de révision du S3REnR génère la création de 4 nouvelles lignes électriques à 225 000 volts qui seront construites en technique souterraine. Pour ce niveau de tension électrique (225 000 volts), le coût est 2 fois plus élevé qu'une ligne aérienne. Cette option a été prise notamment pour éviter les impacts d'une ligne électrique aérienne sur le paysage.
Le S3REnR détermine les travaux à réaliser sur les réseaux électriques en distinguant les créations de nouveaux ouvrages électriques (ligne, poste ou transformateur) et les renforcements d'ouvrages électriques existants (en augmentant la capacité de transit d'une ligne ou en remplaçant un transformateur existant par un plus puissant). Le code de l'énergie a défini le financement de ces 2 catégories de travaux : création et renforcement. La création des ouvrages est à la charge des producteurs d'énergies renouvelables, le renforcement est à la charge des gestionnaires de réseaux électriques. Pour en revenir à votre question, la création de lignes électriques nouvelles est donc à la charge des producteurs d'énergies renouvelables.
En ce qui concerne les différentes formes de production d'électricité, RTE rappelle que les gestionnaires de réseaux se doivent de raccorder tous les producteurs d'électricité sans aucune distinction et n'ont pas pour mission de déterminer quels types de productions d'énergies doivent être installés sur le territoire : énergies renouvelables ou autres.

Date : 21/06/2017

Bonjour, la réponse à ma question en date du 18 juin sur les parts dévolues à chaque énergie renouvelable n'a pas de sens. En effet, RTE anticiperait, selon cette réponse, des travaux sur la seule zone de Blocaux dont le coût serait compris entre 17.560.000 et 28.650.000 d'euros, sans pour autant "présager de l'avenir" ni du gisement qui y sera raccordé ? Effectivement, conformément à la loi, RTE se doit de raccorder sans distinction tous les producteurs d'électricité, mais également conformément à la Convention d'Aarhus et à la directive 2003/4/CE du 28 janvier 2003, qui affirme le droit de toute personne d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement, RTE se doit, dans l'élaboration de ce S3RenR, de dévoiler lorsque l'on en fait la demande, non seulement "les projets connus (par elle et) utilisés pour construire les hypothèses du S3REnR", mais aussi toutes les données ayant pu conduire à ces prévisions, et donc comme demandé précédemment, les "hypothèses" des parts respectivement dévolues à l'éolien terrestre ? Au solaire ? Aux biomasses ?
Réponse RTE : Concernant la part dévolue aux différentes EnR, nous pouvons vous confirmer que plus de 90% des projets identifiés pour cette révision du S3REnR sont issus de la filière éolienne, le reste concerne les autres filières d'EnR.
Si dans notre réponse précédente nous précisions que « on ne peut présager de l'avenir », c'est parce que les projets « connus » évoqués ont principalement été portés à la connaissance de RTE par les fédérations de producteurs ou par l'État, et ne sont pas pour la plupart encore autorisés par l'État, et/ou dans certains cas n'ont pas encore fait l'objet d'une demande de raccordement auprès des gestionnaires de réseaux. Il en résulte une certaine marge d'évolution/abandon/confirmation de ces projets, avec une possible évolution de la répartition entre filières dans le temps. Le S3REnR est construit afin d'accueillir tout type d'énergies renouvelables.
L'exercice d'anticipation des besoins en termes de raccordement sur le réseau qu'impose la définition d'un S3rEnR conserve en effet une certaine part d'incertitude. Il s'agit de planification au regard des hypothèses connues, et non du raccordement de projets autorisés et certains.
La concertation sur le S3REnR est justement l'occasion d'informer le public en toute transparence des adaptations envisagées sur les réseaux électriques pour raccorder un niveau d'EnR fixé par le Préfet de région à hauteur de 3000 MW.

Date : 19/06/2017

Nous allons faire construite une maison. Au début nous voulons mettre un chauffe-eau solaire combiné avec une chaudière gaz nouvelle génération, le PLU de la commune nous a décourager. Pour se retrouver à mettre les panneau face nord (coté jardin) alors que sud (face route) c'est mieux mais pas harmonieux. Il n'autorise que les tuiles de couleurs rouge orangé malgré que nous sommes hors zone ABF. Autorisé les tuiles mécanique de couleur ardoise bon dieu pour permettre une parfaite harmonie paysagère des panneaux solaire !!! Les autorités locales (Mairie) ne poussent pas au énergie verte, et préfère leur harmonie paysagère et leur réglè d'un autre temps imposer par l'ABF. Franchement n'importe quel construction fait par l'homme n'est pas en harmonie avec le paysage.
Réponse RTE : Nous accusons réception de vos avis.

Date : 18/06/2017

Bonjour, sur ces 3000MW, quelles seront les parts respectivement dévolues à l'éolien terrestre ? Au solaire ? Aux biomasses ? Ces informations me semblent essentielles pour une bonne connaissance des impacts du nouveau S3RenR. Pour l'exemple, sur la zone de Blocaux, il est visiblement prévu d'accueillir 716MW supplémentaires, hors cette petite zone est déjà fortement saturée par environ 5% de l'éolien terrestre national. Et la Somme a déjà atteint les objectifs éoliens fixés par le SRCAE.
S'il est donc prévu d'augmenter le gisement éolien de la petite zone de Blocaux à 1246MW, soit d'avantage que ce qu'accueillent actuellement la plupart des régions de France, il est évident que le projet d'une telle concentration doit être non seulement connue du grand public, mais également faire l'objet d'études d'impact écologiques et paysagères préalables. Et ce, sur l'ensemble du territoire et non plus au cas par cas pour chaque parcs.
De plus, aucune étude environnementale n'a été réalisée à l'échelle du département depuis plus de 10 ans. Ainsi, pour que la transition énergétique soit une politique responsable, humainement et écologiquement parlant, il est donc impératif de réaliser ces études afin de connaître les impacts de l'éolien existant. Et ce, bien entendu avant d'envisager de doubler, voire de tripler la capacité d'accueil de l'éolien du territoire pour ce qui apparait être, de plus en plus clairement, une motivation économique qu'un réel intérêt écologique.
Réponse RTE : Conformément à la loi, les gestionnaires de réseaux se doivent de raccorder tous les producteurs d'électricité sans aucune distinction et n'ont pas pour mission de déterminer quels types de productions d'énergies renouvelables devront être installés sur le territoire : éolienne, photovoltaïque, bioénergie ou autres.
Les gestionnaires de réseau ont fait le constat qu'aujourd'hui 90% des EnR de la région Hauts-de-France sont issus de la filière éolienne, sans toutefois présager de l'avenir. En effet, une partie des projets connus auprès des fédérations de producteurs ou des services de l'état qui ont été utilisés pour construire les hypothèses du S3REnR n'ont pas encore fait l'objet d'une demande de raccordement auprès des gestionnaires de réseaux. Ces derniers procèdent au raccordement des énergies renouvelables sans favoriser aucun projet et quelle que soit leur nature : éolienne, photovoltaïque, bioénergies....
En ce qui concerne la zone de Blocaux, 530 MW environ sont prévus au titre du S3REnR Hauts-de-France. Cette estimation est précisée à la page 49 du dossier technique S3REnR Hauts-de-France. La somme des capacités dégagées du tableau page 51 n'a pas de sens (se reporter à la page 44 du document qui précise ce point) car il est très souvent nécessaire de procéder à plusieurs investissements différents pour dégager une même capacité. À titre d'exemple, il peut être nécessaire de créer à la fois une nouvelle transformation 90 kV/HTA et un automate pour pouvoir libérer cette capacité.
Le S3REnR définit des principes d'aménagements à prévoir sur les réseaux électriques pour accueillir les énergies renouvelables. L'approbation du S3REnR ne détermine pas la nature ni les autorisations ou l'implantation future des installations de production d'énergies renouvelables, qui feront l'objet de leurs propres processus d'évaluation environnementale et d'autorisation selon les prescriptions prévues au code de l'environnement.
Ainsi, les impacts provoqués par des installations de production d'énergie éolienne sont étudiés par les producteurs pour chacun de leurs projets en fonction des particularités locales.

Date : 17/06/2017

Dans mon village je ne vois pas beaucoup de panneaux solaires sur les toits. C'est dommageable pour la production électrique. Ne serait-il pas possible d'inciter davantage les habitants sur ce sujet. Mes panneaux fonctionnent depuis 6ans et 7mois et sont amortis. De plus, j'avais beneficié fiscalement d'une tres bonne aide.
Réponse RTE : Nous accusons réception de votre observation.
Le S3REnR prévoit les principes d'aménagement nécessaires à l'accueil de toutes les énergies renouvelables, quelle que soit leur nature. Il n'a pas pour objet de favoriser un certain type de production, l'incitation à l'investissement dans une filière étant l'objet de politiques publiques. À titre d'exemple, nous pouvons vous préciser en ce qui concerne l'incitation des habitants à s'équiper en panneaux solaires que l'État a mis en place, à travers la loi de transition énergétique pour la croissance verte, des mesures incitatives de soutien aux initiatives en faveur des économies d'énergie.

Date : 17/06/2017

Il me semble qu'il faut en même temps réduire nos consommations, privilégier les paysages en limitant les lignes aériennes, évaluer l'impact sur l'environnement, développer la possibilité de stockage de l'énergie verte et ne pas se limiter à l'éolien qui n'est pas la panacée. Il vaut mieux me semble-t-il multiplier des lieux de production de proximité plutôt que de grosses structures et multiplier les sources d'énergies vertes et renouvelables. Éviter de Tout faire supporter aux particuliers pour satisfaire des actionnaires à petite vue.
Réponse RTE : Nous accusons réception de votre avis.
Nous pouvons vous préciser que dans le cadre de ce S3REnR Hauts-de-France :
- le S3REnR détermine les conditions d'adaptation des réseaux électriques dans le but d'accueillir les productions d'énergie renouvelable quelle que soit leur nature (photovoltaïque, éolien, bioénergie...),
- les lignes électriques qui seront créées sont au nombre de 4 et seront construites en technique souterraine
- vous trouverez sur le site internet de RTE dans le dossier de concertation (onglet 5) un "Aperçu des incidences potentielles du S3REnR". Par la suite, un rapport environnemental plus détaillé sera soumis à avis de l'Autorité Environnementale dans le cadre de la procédure d'approbation du S3REnR, dont vous pourrez également prendre connaissance.
- les gestionnaires de réseaux se doivent de raccorder tous les producteurs d'électricité sans aucune distinction et n'ont pas pour mission de déterminer quels types de productions d'énergies renouvelables devront être installés sur le territoire : éolienne, photovoltaïque, bioénergie ou autres.

Date : 16/06/2017

bonjour
pourquoi vous n'obligez pas les gros consommateurs à réduire leur puissance en installant eux même des alternateurs,
des parcs de capacités etc
bav
Réponse RTE : Chaque consommateur, que ce soit un particulier ou un industriel, est libre de choisir sa source d'énergie.
Peut-être pouvez-vous vous informer des mesures que l'Etat a mis en place, à travers la loi de transition énergétique pour la croissance verte, pour inciter le soutien aux initiatives en faveur des économies d'énergie.

Date : 15/06/2017

Bonjour,

Pourquoi favoriser les grosses installations (éolien/solaire) de plusieurs MW plutôt que les petites (quelques kW) qui seraient plus disséminées et ainsi colleraient mieux à l'architecture du réseau ( et des besoins) comme par exemple des mini éoliennes qui se fondraient avec le mobilier urbain (lampadaire, ...), des panneaux solaires sur les abris de bus. Pour la partie public mais également des aides pour l'équipement des particuliers ?
Réponse RTE : Les gestionnaires de réseaux ont pour rôle de prévoir l'accueil des énergies renouvelables, quelle que soit la nature des installations (éolienne, solaire, bioénergie, ...) et quel que soit leur niveau de puissance. Ainsi, il n'est pas du ressort des gestionnaires de réseau de favoriser certains types de production par rapport à d'autres.
Le S3REnR a été construit en fonction de projets de production connus : il prévoit donc des aménagements sur le réseau dans des zones de plus probable implantation de ces installations de production.
Ainsi, le schéma ne détermine pas la concentration ou la dissémination de la production, mais répond à des hypothèses constituées de projets connus et qui font l'objet de leurs propres processus d'autorisation.
À noter également qu'une partie des projets connus utilisés pour construire les hypothèses du S3REnR n'ont pas encore fait l'objet d'une demande de raccordement auprès des gestionnaires de réseaux. Ces derniers procèdent au raccordement des énergies renouvelables selon leur ordre d'entrée en file d'attente, sans favoriser aucun projet.
Enfin, les politiques de soutien aux initiatives locales de production d'énergie ne sont pas du ressort de RTE.

Date : 13/06/2017

Bonjour,

Pour atteindre le seuil des 3 GW, combien d'éoliennes seront installées sur le territoire des Hauts de France. Ces nouvelles machines seront de quelle puissance unitaire et de quelle hauteur ?

D'avance merci,
Réponse RTE : Conformément à la loi, les gestionnaires de réseaux se doivent de raccorder tous les producteurs d'électricité sans aucune distinction et n'ont pas pour mission de déterminer quels types de productions d'énergies renouvelables doivent être installés sur le territoire : éolienne, photovoltaïque, bioénergie ou autres.
Néanmoins, pour vous apporter des premiers éléments de réponse, sachez que les éoliennes terrestres ont une puissance d'environ 1,8 à 3 MW, selon les informations données par le site internet du ministère de l'environnement (http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/eolien-terrestre) et qu'aujourd'hui 90% des EnR de la région Hauts-de-France sont issus de la filière éolienne, ce qui ne présage pas de l'avenir. En effet, une partie des projets connus utilisés pour construire les hypothèses du S3REnR n'ont pas encore fait l'objet d'une demande de raccordement auprès des gestionnaires de réseaux. Ces derniers procèdent au raccordement des énergies renouvelables selon leur ordre d'entrée en file d'attente, sans favoriser aucun projet et quelle que soit leur nature : éolienne, photovoltaïque, bioénergies....
Pour information et toujours selon le site du ministère de l'environnement, les éoliennes pourraient avoir une hauteur de mât variant de 80 à 100 m, soit une hauteur totale "mât plus pale" entre 120 et 155 m.
Pages :  <<    1  2  3  4  5    >>